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CNES : Le Maroc intégré dans le futur observatoire spatial pour le climat (Video)

Plus de 25 pays étaient présent au CNES afin d’annoncer la création la création d’un Observatoire spatial du climat.

A la veille du One planet summit, lundi 11 décembre, plus de 25 pays étaient présents au CNES afin d’adopter la Déclaration de Paris qui propose la création d’un Observatoire spatial du climat. L’objectif est de mutualiser et rendre publiques les données sur le climat obtenues à l’aide des satellites.

A la veille du One Planet Summit, lundi 11 décembre, les chefs d’agences spatiales du monde entier ont adopté la Déclaration de Paris qui propose la création d’un Observatoire spatial du climat. Cet Observatoire “jouera le rôle de hub entre les agences spatiales et la communauté scientifique internationale”, résume Jean-Yves Le Gall, le président du CNES, dans un communiqué. L’objectif est de mutualiser les données portant sur l’étude du climat obtenues depuis l’espace et de faciliter leur utilisation par l’ensemble de la communauté scientifique mondiale.

Plus de 25 pays étaient présents au CNES pour la signature de cet accord dont le Maroc, la Chine, le Japon, l’Inde, le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie, la Suisse, l’Autriche, la Suède, la Norvège, la Roumanie, Israël, l’Ukraine et les Emirats Arabes Unis. Les grands absents étant l’agence américaine NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration) et l’agence russe Roscosmos.

Mettre les données collectées en accès libre

Les satellites sont des outils indispensables pour l’étude et la compréhension du changement climatique. Sur les 50 variables climatiques essentielles pour la mesure du climat, 26 ne peuvent être mises en œuvre que depuis l’espace, justifie le CNES dans un communiqué. Evolution du niveau des océans, hausse des températures, et émission de gaz à effet de serre peuvent être mesuré par des satellites. Et ces derniers ne sont pas limités par les frontières terrestres dans la prise de telles mesures. Par exemple, l’Europe a lancé son programme de surveillance de la Terre Copernicus devant permettre de collecter des données sur le changement climatique.

Jean-Yves Le Gall, Président du CNES, Président du Conseil de l’ESA et Président de l’IAFastro

“La lutte contre le changement climatique est l’enjeu majeur du 21ème siècle. Pour faire face à ce défi, nos sociétés doivent s’unir afin de contenir ce réchauffement bien en-dessous de deux degrés par rapport aux niveaux préindustriels et de gagner cette bataille pour sauver notre planète”, affirme Jean-Yves Le Gall. L’Observatoire spatial du climat va mutualiser l’ensemble des données portant sur l’étude du climat obtenues depuis l’espace et les mettre en accès libre afin de faciliter leur utilisation par la communauté scientifique mondiale, mais aussi par les décideurs politiques et la société civile.

Actuellement l’un des enjeux majeurs est la limitation des gaz à effet de serre. “Seuls des satellites très performants seront à même de mesurer de manière indépendante les émissions anthropiques de gaz à effet de serre au niveau de chaque grande ville, de chaque groupement industriel“, affirme Frédérique Vidal, la ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation. Et de tels instruments seront nécessaires si les Etats parviennent à se mettre d’accord sur la régulation des émissions des principaux gaz à effet de serre. La création de l’Observatoire spatial du climat est un premier pas allant dans ce sens.

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