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Maroc : Marrakech procédera dès jeudi 28 septembre à la mise en circulation des bus électriques

Dans le cadre de ses efforts visant à regagner le concert des grandes métropoles internationales amies de l’environnement, Marrakech procédera dès jeudi 28 septembre à la mise en circulation des bus électriques.

Avec le lancement de ce moyen de transport urbain novateur, la ville de Marrakech se veut une cité avant-gardiste. Cette expérience est la première du genre tant à l’échelle nationale que sur le plan continental.

Ce projet important, et de nature à contribuer au renforcement du rayonnement de la cité ocre en tant que destination touristique sur l’échiquier international, repose sur l’utilisation de bus écologiques, sans émission de gaz toxique, ce qui permettra sans nul doute, de préserver la qualité de l’air.

Cette démarche s’inscrit en droite ligne de la stratégie nationale de réduction des émissions du CO2, ainsi que de la mobilisation sans faille du royaume en vue d’encourager le recours aux énergies propres pour une meilleure préservation de l’environnement et lutter contre les effets drastiques des changements climatiques.

Ce projet a été annoncé à l’occasion de la Conférence des parties prenantes à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP22) organisée en novembre 2016 à Marrakech. Un rendez-vous planétaire ayant connu un franc succès et qui a été vivement salué à l’échelle internationale, compte tenu de l’engagement et la mobilisation dont avait fait montre la cité ocre vis-à-vis des questions liées à l’environnement.

Cette expérience inédite des bus électriques, outre son rôle dans la consolidation de la place de Marrakech comme cité-modèle dans le domaine de l’environnement et du développement durable, reflète éloquemment la volonté des responsables en charge de la chose locale d’assurer la continuité de la préservation de l’environnement et ce, au prisme des succès déjà réalisés en la matière.

Ce projet vient s’ajouter à une liste d’expériences pilotes menées par la ville de Marrakech dans le domaine de la préservation de l’environnement et de la durabilité, entre autres, la station de traitement des eaux usées, l’aménagement des espaces verts et leur éclairage grâce à l’énergie solaire, la mise en place d’une station de traitement des déchets, des quartiers écologiques ainsi que des pépinières de production de l’énergie solaire, la mise en application de l’efficacité énergétique dans certains bâtiments publics.

Parmi ces projets novateurs figurent également la mise en place d’une station électrique, qui fonctionne par le biais de gaz biologique extrait de l’ancienne décharge publique, l’aménagement d’une nouvelle décharge et la mise en service d’une station d’énergie électrique.

Ces nouveaux bus serviront la première ligne parcourant le boulevard Hassan II en reliant Bab Doukalla au quartier Al Massira et ses alentours, ainsi que la seconde ligne reliant les quartiers M’Hamid, le centre-ville via, le couloir réservé à cette fin au niveau du boulevard Guemassa.

D’autres boulevards et circonscriptions seront ultérieurement couverts à travers le recours au même mode de fonctionnement des lignes du Tramway à Rabat et à Casablanca, avec l’aménagement de points d’accès facile pour les personnes aux besoins spécifiques.

Afin de garantir l’alimentation de ces bus en énergie propre, il a été procédé à la mise en place, en partenariat avec la Banque mondiale, d’une station de production de l’énergie solaire à l’entrée de la ville au niveau de la zone jouxtant le périmètre urbain dans la circonscription de Menara, et le début du territoire de compétence de la commune de Saâda.

D’une longueur de 18 mètres, ces « Tram-Bus » devront assurer le transport quotidien de plus de 45.000 citoyens à destination de différents quartiers de la cité ocre.

Pour assurer un lancement réussi des prestations de service assurées par ces bus électriques, plusieurs essais ont été effectués, dans le but de permettre aux chauffeurs de mieux circuler sur les couloirs qui leur sont réservés, et de maîtriser les signalisations lumineuses propres à ce nouveau moyen de transport urbain. L’objectif en définitive est d’apporter des solutions appropriées et immédiates à toutes imperfections d’ordre technique pouvant surgir lors de l’utilisation de ces bus.

Afin de préserver la beauté des principales artères de la cité ocre devant être traversées par ces bus, et dans le respect parfait du plan d’aménagement urbain, les initiateurs de ce projet ont veillé à ne pas étendre les câbles électriques sur l’ensemble des itinéraires qui seront empruntés par ces nouveaux véhicules.

Pour garantir plein succès à ce projet écologique inédit, le défi à relever demeure celui de l’adaptabilité des usagers de la route avec ce moyen de transport urbain, sachant que la cité ocre connaît une circulation dense, avec un nombre conséquent de motocyclistes, ce qui impose une grande vigilance afin d’éviter des accidents de la circulation qui pourraient reléguer au second rang les avantages qu’offre ce nouvel outil de mobilité.

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Saad Idrissi

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