Ne ratez pas
Accueil / Monde / Afrique / Zimbabwe : Le président Mugabe conclut son discours sans parler de démission

Zimbabwe : Le président Mugabe conclut son discours sans parler de démission

Dictateur au Zimbabwe depuis trente sept ans, Robert Mugabe, destitué par son parti et critiqué par la rue, refuse de céder le pouvoir…

Le suspence a été relancé par l’intervention télévisée de Robert Mugabe ce dimanche soir. Alors que le président zimbabwéen avait, selon son entourage, « accepté de démissionner » après trente-sept au pouvoir et une semaine de crise marquée par un coup de force militaire et le désaveu de tous ses soutiens, il vient de conclure son interview sans annoncer sa démission.

Au contraire même, il a indiqué qu’il présiderait le mois prochain le congrès de son parti. « Le congrès doit se tenir dans les prochaines semaines. J’en présiderai les débats », a-t-il déclaré à la surprise générale, quelques heures après avoir été démis de ses fonctions de président de la Zanu-PF. 

Des manifestations probables

Une annonce qui a déplu à la population. En effet, les anciens combattants appellent les Zimbabwéens à manifester après le discours de Mugabe. « Ce discours était totalement déconnecté de la réalité. Nous soutiendrons toute procédure de destitution et appelons à manifester mercredi », a déclaré à l’AFP le chef de la puissante association de vétérans, Chris Mutsvangwa.

Basculement ce dimanche

Robert Mugabe, 93 ans et plus vieux chef de l’Etat en exercice au monde, semble s’accrocher à son siège. Pourtant, il est vivement poussé vers la sortie. Plus tôt dans la journée, son parti, la Zanu-PF, lui avait lancé un ultimatum: elle l’a menacé d’engager une procédure de destitution s’il ne démissionnait pas d’ici lundi à la mi-journée. Son parti l’a lâché après la prise de contrôle du pays mercredi par l’armée et son assignation à résidence.

Les militaires, soutiens jusqu’alors indéfectibles du régime, sont passés à l’action à la suite de l’éviction le 6 novembre du vice-président Emmerson Mnangagwa, devenu l’ennemi politique de la Première dame dans la course à la succession de Robert Mugabe. La roue a tourné dimanche. Emmerson Mnangagwa a été nommé président par interim de la Zanu-PF, en remplacement de Robert Mugabe, quant à Grace Mugabe elle a été exclue du parti.

À propos Saad Idrissi

Saad Idrissi

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*