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Energie : la Russie et l’Asie dominent la renaissance nuclèaire

Selon l’Association nucléaire mondiale, 447 réacteurs nucléaires étaient en activité dans le monde. Ce nombre reste relativement stable. Si 56 réacteurs sont en cours de construction, l’Association prévoit la fermeture d’au moins 60 centrales d’ici 2030.

Parmi les plus grands constructeurs, on trouve la Chine (20), la Russie (7), l’Inde (6), les Emirats arabes (4) et la Corée du Sud (3). L’Europe reste sur la touche, à quelques investissements de remplacement près en Europe de l’Est. Quant à l’Europe occidentale, les projets se limitent à la construction des nouveaux réacteurs d’Olkiluoto, en Finlande, et de Flamanville, en France.

Les deux projets accusent un grand retard et dépassent largement le budget. Dans ce contexte, la construction de la centrale britannique de Hinkley Point (production et prix de l’électricité garantis pour une durée de 35 ans), assurée par EDF, fait plus que jamais figure de dernière chance pour le secteur nucléaire de prouver qu’il est en mesure de construire des centrales concurrentielles.

Il est surprenant de voir que l’Occident, autrefois berceau de la technologie nucléaire, n’a plus la main en matière de construction de centrales. Areva, en difficulté, a cédé, à l’instigation principalement du gouvernement français, sa division nucléaire à EDF, qui souhaite maintenir ce secteur qui représente pas moins de 75% de la production française d’énergie.

L’entreprise américaine Westinghouse, qui a été revendue à l’entreprise japonaise Toshiba, a dû demander à être placée sous protection face aux créanciers, à l’heure où il a été établi que la construction de quatre nouveaux réacteurs en Géorgie et en Caroline du Sud coûterait au moins 13 milliards de dollars de plus que prévu.

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Saad Idrissi

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