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Etats-Unis : le Congrès met Trump sous pression (Video)

Pression Les parlementaires ont voté de nouvelles sanctions à l’encontre de la Russie.

Faire front commun face aux adversaires des Etats-Unis. Le 27 juillet, les membres du Sénat, après ceux de la Chambre des représentants, ont voté à la quasi-unanimité un projet de loi visant à imposer de nouvelles sanctions à rencontre de la Russie, soupçonnée d’avoir mené une campagne de désinformation et de piratage lors de la dernière élection présidentielle.

L’Iran, soutient le terrorisme, et la Corée du Nord, en raison de ses tirs de missiles à répétition, sont aussi visée par le texte. « Il n’est pas question de lâcher du lest : sous Vladimir Poutine, la Russie a envahi son voisin ukrainien, saisi son territoire et déstabilisé son gouvernement », a déclaré le républicain Ed Royce, président de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants, en saluant le consensus entre son camp et celui des républicains.

Avec ce texte, voté au lendemain de l’audition de Jared Kushner, gendre et conseiller de Donald Trump, les parlementaires américains veulent prendre leur président en otage. Ce dernier est, plus que jamais, empêtré dans l’affaire des ingérences russes. « Le 28 juillet, Trump a indiqué qu’il signerait ce projet de loi, évitant le rapport de force avec le Congrès – ce qui n’aurait fait que renforcer les soupçons de collusion entre son équipe de campagne et la Russie », souligne Nicolas Gachon, spécialiste des Etats-Unis et maître de conférences à l’université de Montpellier-III. « Quant au Congrès, il joue un coup de billard à plusieurs bandes, poursuit le chercheur. Il s’agit, d’une part, d’autre part, d’empêcher Trump d’alléger les sanctions contre la Russie de manière unilatérale, dans le contexte de l’enquête en cours. »

Par ailleurs, le texte étend les sanctions aux entreprises qui poursuivraient  leurs transactions avec la Russie. Dans le viseur, les grands groupes énergétiques européens – Engie, Uniper, Shell -, qui s’approvisionnent régulièrement en gaz russe. Jusqu’à présent, les Etats-Unis et l’Union européenne coordonnaient le régime de sanctions de façon à faire bloc.

L’UE a promis de « réagir » si elle était pénalisée. De son côté, le Kremlin a annoncé, le 30 juillet, le renvoi de 755 diplomates américains présents sur le sol russe. « Une décision regrettable », a déclaré le département d’Etat américain.

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Saad Idrissi

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