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G5 Sahel : les étranges connexions d’un général malien

Le général de division Didier Dacko va commarder la Force conjointe di G5 Sahe

Sa nomination est passée inaperçue. Elle a pourtant de quoi interroger. Le 2 juillet dernier, à Bamako, au Mali, en présence d’Emmanuel Macron, les chefs d’État du G5 Sahel – Mauritanie, Mali, Niger, Burkina Faso et Tchad – ont officiellement lancé une force militaire régionale chargée de lutter contre les groupes djihadistes et les trafics en tout genre qui déstabilisent la région.

A la tête de ce futur contingent, censé atteindre 5 000 hommes : le général de division Didier Dacko. Le chef d’état-major des forces armées maliennes, 50 ans, a combattu à plusieurs reprises les djihadistes et les rebelles touareg qui ont occupé le nord du pays entre mai 2012 et janvier 2013, moment où les Français ont lancé l’opération Serval.

Le général Dacko avait participé à la reconquête, avec l’un de ses compagnons d’armes, le général El Hadj Ag Gamou. C’est ici que l’affaire se corse. Car Gamou, ex-rebelle issu d’une communauté touareg traditionnellement vassale, est aussi à la tête de sa milice, le Gatia, qui agit pour son propre compte.

Plus encore, le général Gamou est lié à l’un des plus grands narcotrafiquants sévissant dans le nord du Mali, Hanoune Ould Ali, qui a financé les combattants du Gatia. Il était par ailleurs proche d’un des mouvements djihadistes ayant sévi contre… l’armée malienne.

« Le comble du cynisme serait que Dacko intègre Gamou dans le commandement opérationnel des troupes du G5 Sahel ».

À propos Saad Idrissi

Saad Idrissi

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